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Hôtellerie : une fin d’année 2020 sans surprise, vers des horizons incertains (baromètre In Extenso)

Alors que le tourisme international est en pause du fait des contraintes sanitaires, la venue de la clientèle nationale se retrouve également entravée par les mesures gouvernementales, entraînant ainsi des baisses sur l’ensemble des indicateurs et catégories d’hôtels. Toutefois, toutes les régions françaises n’ont pas été touchées de la même façon par le contexte pandémique.

À l’heure du bilan, l’hôtellerie française accuse le coup. La pandémie a généré une crise sanitaire inédite, mais dont les conséquences semblent rétrospectivement dérisoires face à la crise actuelle. Selon le baromètre des performances hôtelières françaises réalisé par In Extenso, le RevPAR des hôtels ouverts et fermés du territoire atteint un niveau historiquement bas, en recul de 55 % en moyenne par rapport à 2019. Le niveau d’occupation moyen de – 52 % sur l’ensemble du territoire français est le facteur principal de la dégradation du chiffre d’affaires des hôtels.

► Paris et Île-de-France : un démarrage au ralenti en perspective

Selon le comité régional du tourisme Paris Île-de-France, l’activité du secteur est toujours au ralenti et les professionnels jugent l’état des réservations insuffisant pour pallier l’impact de la crise. L’hôtellerie parisienne enregistre une occupation moyenne de 13 % en décembre 2020 (contre 71 % en 2019). La fin du confinement à la mi-décembre, aussitôt remplacé par un couvre-feu, n’a pas permis d’améliorer le remplissage des hôtels. Le prix moyen s’est dégradé pour atteindre en décembre son plus bas niveau depuis août 2020, à 118 € HT. Le niveau d’occupation, de 24 % en moyenne sur l’année, a quant à lui chuté de 69 %. Les hôtels ont moins bien résisté aux baisses d’occupation à mesure que l’on monte en gamme.

Le parc hôtelier francilien souffre de l’absence de la clientèle internationale et d’affaires, avec des taux d’occupation (TO) en forte baisse en cumulé : 14 % pour La Défense (- 80 % par rapport à 2019), 27 % pour Roissy-Charles-de-Gaulle (- 66 %) et 17 % pour le reste de l’Île-de-France (- 75 %).

► Léger rebond des occupations en régions

Dans les régions (hors Côte d’Azur), l’occupation des hôtels n’a que très légèrement rebondi en décembre. Sur l’année, elle est de 33 %, en chute de 46 % par rapport à 2019. Les prix moyens, toutes catégories confondues, sont globalement résistants sur l’année, à 78 € HT en moyenne (- 1 % par rapport à 2019). Les métropoles régionales ont enregistré des RevPAR en fort recul comparé à 2019 (entre – 40 % et – 60 %, jusqu’à – 70 % sur le haut de gamme et luxe), mais qui restent sensiblement moins affectés que sur Paris.

Les littoraux font partie des destinations les plus épargnées par la crise. Le RevPAR moyen des hôtels, toutes catégories confondues, y a baissé de manière homogène, entre 30 % et 45 % selon les segments, notamment grâce à une hausse globale des recettes moyennes par chambre louée.

En montagne, la saison semble quant à elle définitivement gâchée par la fermeture durable des remontées mécaniques et l’impossibilité d’assurer un service de restauration adéquat pour la destination.

► Sur la Côte d’Azur, une rentrée 2020 loin des records d’occupation

La sortie du deuxième confinement a été tout aussi laborieuse pour l’hôtellerie azuréenne que pour le reste du territoire, puisqu’environ un hôtel sur deux était fermé en décembre, avec des taux de fermeture plus élevés sur les catégories supérieures. En décembre, les indicateurs de performances, toutes gammes confondues, ont légèrement remonté suite au déconfinement partiel. L’occupation des hôtels a ainsi atteint une moyenne de 12 % (+ 2 points par rapport à novembre). Sur l’année 2020, les hôtels du pôle ont enregistré un taux d’occupation de 29 % (- 57 % par rapport à 2019). Le RevPAR accuse quant à lui une baisse de 65 %.

Les hôtels haut de gamme et luxe monégasques s’en tirent mieux, ayant fait l’objet de mesures sanitaires moins strictes. Comme pour Paris, la reprise touristique est fortement conditionnée par la reprise du trafic aérien et surtout le retour des clientèles internationales et d’affaires.

Avec l’amicale autorisation du Journal de l’Hôtellerie

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