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L’hôtellerie française entame une bonne arrière-saison – Baromètre In Extenso

mardi 12 novembre 2019

Malgré des taux d’occupation stables ou à la baisse, les établissements français enregistrent un chiffre d’affaires hébergement moyen en hausse de presque 2 %. Face au fort dynamisme des régions, Côte d’Azur en tête, Paris et la région francilienne sont toutefois à la traine.

Certaines agglomérations du nord-est de la France, comme Nancy, affichent des chiffres d'affaires hébergement en baisse sur tous les segments.
© GettyImages
Certaines agglomérations du nord-est de la France, comme Nancy, affichent des chiffres d’affaires hébergement en baisse sur tous les segments.

D’après les données du dernier baromètre In Extenso, l’hôtellerie française débute l’arrière-saison touristique avec un chiffre d’affaires hébergement moyen (RevPar) en hausse de presque 2 % grâce à l’augmentation du prix par chambre, et ce malgré des taux d’occupation stables ou à la baisse. Ces chiffres positifs s’expliquent par un fort dynamisme des régions, Côte d’Azur en tête. 

En données cumulées à fin septembre, la tendance est la même, avec une fréquentation stable et une hausse des prix moyens d’environ 2 %. “L’arrière-saison touristique confirme la résilience et l’attractivité de l’offre hôtelière hexagonale qui poursuit son développement malgré une conjoncture marquée depuis le début de l’année par de nombreux mouvements sociaux et la canicule notamment”, précise Philippe Gauguier, associé chez In Extenso tourisme, culture et hôtellerie.

Paris et l’Île-de-France à la peine

Le mois de septembre en région parisienne a été décevant avec un taux d’occupation qui continue de baisser par rapport à 2018 sur l’ensemble des segments. Les catégories supérieures sont les plus touchées, cumulant un repli de leur occupation et une diminution du prix moyen par chambre louée. Les segments économique (+ 5 %) et milieu de gamme (+ 1 %) compensent en partie les mauvais résultats du haut de gamme avec une hausse du prix moyen. Seul le segment économique parvient à afficher un chiffre d’affaires en progression de 2 % en septembre. Le constat est identique en région parisienne.

Le taux d’occupation reste toutefois honorable (88 %) et peut s’expliquer par des événements annuels tels que les salons Maison & Objet, Première Vision ou Silmo. En données cumulées à fin septembre, le RevPAR enregistre une légère hausse par rapport à 2018, affaiblie par la baisse d’occupation des derniers mois.

Les régions dynamiques

Les régions suivent une toute autre tendance. Dans la même veine que les mois de juillet et août, elles affichent des performances en hausse sur toutes les catégories. Ainsi, même si les niveaux de performances sont en deçà de ceux de la région parisienne, elles affichent un chiffre d’affaires hébergement moyen (RevPAR) en progression de 4 % par rapport à septembre 2018. Cette tendance est aussi positive en données cumulées depuis le début de l’année. Seules les agglomérations du nord-est de la France, telles que Lille ou Nancy, affichent des chiffres d’affaires hébergement en baisse sur tous les segments.

Bien que les niveaux de performances soient toujours inférieurs à ceux d’août, notamment en termes de prix moyen, c’est une très belle rentrée pour la Côte d’Azur qui affiche une progression globale d’un peu plus de 22 % de chiffre d’affaires hébergement.

Le beau temps, l’organisation de nombreux congrès, le championnat du monde Ironman 70.3 et la présence d’une clientèle étrangère haut de gamme ont permis à l’hôtellerie d’enregistrer un niveau d’occupation record en septembre. La plupart des professionnels observent ainsi que septembre devient un mois à part, avec une clientèle à fort pouvoir d’achat, qui reporte son séjour en septembre afin d’éviter la foule.

Avec l’aimable autorisation du Journal de l’Hôtellerie