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Un début d’année préoccupant pour l’hôtellerie française – Baromètre Deloitte-In Extenso

mardi 9 avril 2019

La situation se complique pour l’activité hôtelière en France, malgré une augmentation du prix moyen par chambre louée. Le taux d’occupation poursuit sa chute, tout particulièrement dans la capitale. Le retard par rapport à l’année 2018 commence à s’accumuler, le chiffre d’affaires hébergement étant en repli sur les deux premiers mois de l’année.


Le chiffre d'affaires hébergement de l'hôtellerie super-économique est en hausse en février, particulièrement dans les métropoles régionales comme Bordeaux.
© Thinkstock
Le chiffre d’affaires hébergement de l’hôtellerie super-économique est en hausse en février, particulièrement dans les métropoles régionales comme Bordeaux.

Le chiffre d'affaires hébergement de l'hôtellerie super-économique est en hausse en février, particulièrement dans les métropoles régionales comme Bordeaux.
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Le chiffre d’affaires hébergement de l’hôtellerie super-économique est en hausse en février, particulièrement dans les métropoles régionales comme Bordeaux.

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L’activité hôtelière suit en février une tendance comparable à celle déjà enregistrée en janvier, d’après les résultats du baromètre Deloitte-In Extenso. En effet, le taux d’occupation moyen continue de reculer pour atteindre 57 %. Les annulations de réservations liées aux violences en marge du mouvement des gilets jaunes continuent de pénaliser l’activité hôtelière, notamment en région parisienne.

Si la hausse des revenus moyens par chambre louée compensait encore cette baisse d’occupation en janvier, la situation se complique en février. La progression du prix moyen par chambre louée de presque 2 % dans l’hôtellerie française ne suffit plus localement pour certaines catégories. Le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) baisse, particulièrement dans l’hôtellerie de luxe et haut de gamme.

Les taux d’occupation en berne en Île-de-France

En région parisienne, où les violences sont les plus médiatisées, les taux d’occupation reculent drastiquement d’environ 3 % pour un niveau d’occupation de 72 % à Paris intra-muros, toutes catégories confondues. Les catégories supérieures (haut de gamme et luxe) sont les plus touchées. En effet, ces dernières sont très dépendantes des clientèles internationales qui limitent leur venue à Paris depuis le début des manifestations. Le l’hôtellerie de luxe affiche une

La baisse est de presque 10 % pour l’hôtellerie de luxe et d’un peu plus de 3 % pour la catégorie haut de gamme. Ces deux segments subissent aussi une chute de leur revenu moyen par chambre louée, respectivement de 7 % et 3 %, là où les catégories inférieures enregistrent un prix moyen en hausse de 4 % à 5 %. Le reste des départements d’Île-de-France est moins perméable à ces phénomènes. L’occupation des hôtels est aussi en berne mais globalement les revenus moyens progressent sur l’ensemble des catégories. En données cumulées, le retard par rapport à l’année 2018 commence à s’accumuler, le chiffre d’affaires hébergement étant en repli sur ces deux premiers mois.

L’hôtellerie super-économique en forme en région

En région, d’une manière générale, l’occupation des hôtels baisse au sein des métropoles et grandes agglomérations. Ce sont surtout les revenus moyens par chambre louée qui ont tiré les chiffres d’affaires hébergement à la hausse. Seule l’hôtellerie super-économique d’enregistre une hausse de 4 % de chiffre d’affaires hébergement, particulièrement dans les métropoles régionales comme Marseille, Bordeaux, Lyon etc. Le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) est en hausse de 2 % dans les grandes agglomérations françaises et de 4 % dans les métropoles régionales sur ce même segment. Malgré le tassement des performances en région, à fin février, le chiffre d’affaires hébergement, tous segments confondus, est en progression de 2 %, grâce à l’augmentation du prix moyen.

Enfin, le bilan sur la Côte d’Azur est mitigé. L’ensemble des catégories affiche de fortes baisses d’occupation, allant de 5 % pour l’hôtellerie milieu de gamme à 8 % pour le haut de gamme. En données cumulées sur les deux premiers mois de l’année, toutes catégories confondues, la Côte d’Azur voit son taux d’occupation reculer de 3 %, un repli compensé par l’augmentation du revenu moyen par chambre louée.

#Deloitte #InExtenso

Données mensuelles février

TORMCRevPAR
2019Var. /n-12019Var. /n-12019Var. /n-1
Luxe et haut de gamme55 %– 2 %183 €– 3 %101 €– 5 %
Milieu de gamme58 %– 1 %105 €2 %61 €0,5 %
Économique56 %– 3 %60 €1 %34 €– 2 %
Super-économique59,5 %1 %46 €4 %28 €5 %

TO : taux d’occupation

RMC : recette moyenne par chambre louée

RevPAR : revenu moyen par chambre disponible

Avec l’amicale autorisation du Journal de l’Hôtellerie